
Accueil > À l’Assemblée > L’Assemblée a approuvé pour la troisième fois la création d’un droit à l’aide à mourir
Je suis engagé sur ce sujet depuis le début de mon mandat. Ces dernières semaines, le texte sur le droit à l’aide à mourir est revenu à l’Assemblée, et je souhaite vous expliquer simplement où nous en sommes et ce que ce vote signifie concrètement.
Début juin, après l’échec d’un accord avec le Sénat, l’Assemblée nationale a repris l’examen du texte. Chaque article a été rediscuté, plusieurs fois, en commission puis en séance. Ce texte a fait l’objet de débats longs et exigeants depuis le début. Rien n’a été précipité, et il n’y a pas eu de passage en force sur un sujet aussi grave. Chaque groupe politique a pu défendre ses arguments jusqu’au bout, et une tentative de faire rejeter le texte sans même en débattre a elle-même été repoussée par un vote.
Sur le fond, ce texte ouvre un droit nouveau, mais un droit strictement encadré. Il ne concerne pas toutes les situations de souffrance : il s’adresse aux patients dont la maladie est très avancée et dont les douleurs ne se calment plus, malgré tout ce que la médecine sait faire aujourd’hui. Cinq conditions précises doivent être réunies pour qu’une personne puisse y avoir accès. Ce texte s’adresse aussi aux soignants, qui pourront accompagner ces patients s’ils le choisissent, en conscience, sans que rien ne leur soit imposé.
Le 30 juin, après avoir déjà adopté le texte sur les soins palliatifs, l’Assemblée nationale a adopté celui sur l’aide à mourir, par 295 voix contre 232, avec une participation très importante des députés. C’est le résultat de ces semaines de débat, pas d’un vote improvisé.
Le texte part maintenant au Sénat, qui devrait de nouveau s’y opposer. Mais dans notre système, c’est l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot : un vote définitif est prévu le 15 juillet 2026.